
Partager
cet article

Votre activité ralentit fortement, un projet est mis en pause, vous envisagez une reconversion ou une future cession… mais vous n’êtes pas certain de vouloir fermer définitivement votre société.
Dans ces situations, la mise en sommeil apparaît souvent comme une solution “pratique” : on stoppe l’activité, on limite les frais et on se laisse le temps de décider.
Mais derrière cette apparente simplicité, la mise en sommeil soulève plusieurs questions :
Combien ça coûte réellement ? Quelles démarches ? Quelles obligations se poursuivent ? Est-ce vraiment plus intéressant qu’une dissolution-liquidation ?
Perspectives Conseils vous propose un décryptage complet, pour savoir quand la mise en sommeil est un bon choix… et quand elle ne l’est pas !
La mise en sommeil (ou cessation temporaire d’activité) est une décision volontaire du dirigeant de suspendre l’activité de la société, sans la dissoudre.
Concrètement, la société :
Mais pour autant, elle continue d’exister juridiquement et fiscalement. Ce n’est donc pas une “disparition”, mais un stand-by organisé, en attendant une reprise ou une décision de fermeture.
En France, la mise en sommeil est possible pour la plupart des formes de sociétés commerciales (SARL, EURL, SAS, SASU, SA, SNC…). La durée est limitée dans le temps : généralement 2 ans maximum, au-delà desquels il faudra reprendre une activité ou envisager la liquidation.
Même si elle est plus légère qu’une dissolution, la mise en sommeil reste encadrée. Il ne suffit pas “d’arrêter de facturer” bien entendu.
En pratique, plusieurs étapes doivent être respectées :
Pour une SAS/SARL, la décision peut être prise par le représentant légal, sauf clause contraire des statuts. Dans certains cas, une assemblée peut être prévue pour formaliser la décision (et en garder une trace).
Un dépôt d’un formulaire (M2) au greffe doit être fait en indiquant la cessation temporaire d’activité (moyennant paiement) et la mention “mise en sommeil” est ajoutée au Kbis.
La mise en sommeil peut donner lieu à une insertion dans un journal d’annonces légales (notamment en cas de changement significatif d’activité ou d’information statutaire).
Banque, expert-comptable (si ce n’est pas lui qui s’en charge), assureur, principaux clients/fournisseurs… Cela permet d’éviter qu’une facture ou un prélèvement “isolé” vienne créer un mouvement d’activité non souhaité.
L’opération n’est donc pas très lourde administrativement, mais elle doit être formalisée correctement. Une mise en sommeil “de fait” (on arrête tout sans rien déclarer) peut être source de problèmes : appels de cotisations, relances URSSAF, incompréhensions fiscales… En somme, cela n’existe pas sans déclaration !
Vu de l’extérieur, la société mise en sommeil “ne bouge plus”. Mais sur le plan comptable, fiscal et social, tout ne s’arrête pas.
Même sans activité, une société reste tenue d’établir des comptes annuels tant qu’elle existe juridiquement.
Concrètement :
La mise en sommeil allège la comptabilité courante, mais ne supprime pas l’obligation de clôturer.
La fiscalité reste un point de vigilance.
Pour la TVA : si vous n’avez plus d’opération taxable, vous pouvez être en régime “néant” ou demander une cessation de votre activité TVA. Mais selon les cas, une simple déclaration “néant” reste à transmettre.
Pour l’impôt sur les sociétés : même sans résultat, une déclaration peut être attendue, ne serait-ce que pour clore l’exercice.
Pour la CFE : la Cotisation Foncière des Entreprises peut continuer à être due, au moins sur une période minimale, même sans chiffre d’affaires, dès lors que la société reste immatriculée et dispose éventuellement de locaux ou de moyens d’exploitation.
Pour les autres taxes : certaines contributions peuvent tomber, notamment si vos bases (locaux, véhicules, etc.) existent toujours.
En résumé, la mise en sommeil réduit le niveau d’activité fiscal, mais ne vous place pas en dehors du radar de l’administration.
En règle générale :
Là encore, la situation doit être analysée au cas par cas : une société en sommeil qui continue à verser des salaires sans réelle activité peut attirer l’attention des organismes sociaux.
Dès lors, la question de fond est là : vaut-il mieux mettre sa société en sommeil ou la fermer ?
La mise en sommeil peut être pertinente lorsque :
À l’inverse, la dissolution-liquidation est souvent plus adaptée lorsque :
La mise en sommeil doit donc être vue comme un outil de temporisation stratégique, pas comme une manière d’éviter indéfiniment de prendre une décision.
La mise en sommeil présente des atouts concrets mais aussi des limites que les dirigeants sous-estiment parfois (nous avons eu de nombreuses fois le cas).
Les avantages :
Les limites
En résumé, la mise en sommeil est un outil utile, mais ce n’est pas un bouton “pause sans conséquence”.
La décision de mise en sommeil ne devrait jamais se prendre uniquement sur un ressenti (“je n’ai plus d’activité, donc j’arrête tout”). Elle doit être analysée et chiffrée.
Un cabinet d’expertise comptable comme le nôtre peut vous aider à :
En pratique, la bonne question n’est donc pas seulement “Puis-je mettre ma société en sommeil ?”, mais plutôt : “Est-ce vraiment la meilleure option, et comment la sécuriser si je la choisis ?”.
Client chez nous, vous envisagez une mise en sommeil de votre SARL, SAS ou autre structure ?
Avant de décider, échangeons : en quelques chiffres et quelques scénarios, nous pourrons vous dire si c’est vraiment une bonne idée pour votre entreprise… ou si une autre option est plus pertinente.
Chez Perspectives Conseils, nous abordons ces sujets avec une approche globale : comptable, fiscale, juridique et patrimoniale. L’objectif : vous aider à faire un choix éclairé, chiffré, assumé, et à le mettre en œuvre dans les règles.
Aide à la création d’entreprise, comptabilité et fiscalité, optimisation du statut de dirigeant, conseils en gestion d’entreprise et de patrimoine … Nous accompagnons les entrepreneurs et entrepreneuses tout au long de l’année pour la réussite de leur activité.
Nos prestations fonctionnent au forfait ou par missions ponctuelles, selon la nature de votre besoin et l’intérêt de notre collaboration.

Votre demande a été prise en compte. Vous serez contacté(e) d’ici 48H par votre conseiller